Art scriptural Atelier d'écriture Bachelard Deux Mil Dix Neuf

Il y avait

Il y avait comme cela des histoires

Des histoires d’A

Des histoires d’O

Des rencontres insolites au détour d’un chemin

Des célébrations

Des séparations

Il y avait des éclats de rire

Et des éclats de voix

Des jérémiades et des engueulades

C’était la vie avec ses détours et contours

Et la solitude aussi

Avec ses petits ennuis

Il y avait tout un peuple de pélerins

Egarés à travers la campagne

Et qui méditaient sur le calme d’un lac

Une feuille qui tombait

Un oiseau qui chantait

C’était le monde dans toutes ses facettes

Dans toute sa sagesse

Dans toute sa folie

C’était un bisou sur la bouche

Pour la fraternité

C’était apprendre et désapprendre

C’était chanter frapper crier pleurer

Danser psalmodier et prier

C’était les méandres de la Loire

Dans un coucher de soleil

Pour un moment de recueillement

Pour un moment de paix

Pour un moment de joie

C’était tenir bon contre vents et marées

C’était garder le cap

C’était affronter la tempête

C’était courir vers le pied d’un arc en ciel

A la recherche d’un trésor

C’était parfois pleurer

Parce qu’on l’avait perdu

Et parfois de joie

Parce qu’on l’avait retrouvé

C’était des pianos des flûtes et des tambours

C’étaient des paroles qui restaient gravées

Et qui s’envolaient sur la voie d’une brise

C’était des crève-coeur

Comme une digue qui cède

Et laisse les émotions refluer

C’était des refrains

Des laët motiv

C’était des couplets

C’était des enfants qui couraient et criaient

C’était le désordre

C’était l’anarchie

C’était l’ivresse des pintes à la pression

C’étaient les cartes qui redistribuaient les rôles

Des gagnants et des perdants

C’étaient des heures perdues

Et le temps retrouvé

C’était perdre le fil

Et se rabibocher

C’était une de perdue

Dix de perdus

Cents de perdus

Mille de perdus

C’était la misère

Et c’était la gloire

C’était des visages rouges, bleus, verts, jaunes

C’était apprendre à construire des paradis

Avec des artifices

C’était donner de la substance

A ce qui aurait pu rester vide

C’était la peur du néant

Et s’envoler sur la lune

C’était des guichets des couloirs et des bureaux

C’était les réprimandes

C’était les menaces

Et la joie de s’en foutre

Et aujourd’hui je m’en fous encore

J’adore la manière dont tu perds

J’adore ta manière de te regagner

C’est la mélancolie

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