Art scriptural Atelier d'écriture Bachelard Deux Mil Vingt et Un

C’est quand j’ai compris que jamais tu ne l’oublierais que… / Pour moi c’est ce qu’il y a de plus difficile / Ce que je ne veux pas savoir

C’est quand j’ai compris que tu ne l’oublierais jamais que j’ai regretté cet acte envers toi. Quand j’ai compris que cet événement pouvait occuper toute la place dans ton esprit. Que le plaisir t’avait débordé comme du lait qui se sauve sur la gazinière. Que depuis tu étais dépendant d’un quête au plaisir. Qu’il te fallait chaque jour la jouissance pour apaiser cette angoisse que tu ressens à chaque instant. C’est depuis que j’ai compris que je suis sans cesse sur mes gardes, sur la défensive, froid, rationnel, car après tout, comme tu le sais, c’est ta parole contre la mienne.
Pour moi c’est ce qu’il y a de plus difficile, ce manque de sensibilité, cette censure du sentiment, et ce plaisir cru qui déborde le cadre d’une relation, qui me réclame au cœur de la chair, et cette question, un homme avec un homme, est-ce réellement ce que je veux ?
Ce que je ne voulais pas savoir, et que je connais maintenant avec violence, c’était ton intention, ce désir de vengeance contre le frérot pour qui c’est trop facile à l’école, qui ne travailles pas assez, qui est un cul-béni.
Et le poids du secret.

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